Longue à l’avant, courte et trapue à l’arrière, cette Ferrari reste pour beaucoup d’admirateurs de la firme de Maranello comme un chef d’oeuvre. Avec son museau fin, ses phares disposés sous une vitre, ses quatre sorties d’échappement et ses doubles petits feux ronds à l’arrière, la 365 GTB/4 dessinée par Pininfarina avait des airs de coupé bien sage. Mais un simple tour de clé dans le démarreur suffisait pour se rendre compte, à l’oreille, du caractère rageur de a mécanique.
Très vite rebaptisée Daytona, la 365 GTB/4 recevait le fameux V12 maison double arbre de 4,4 litres de cylindrée. Le nombre 365 de son nom indiquait le volume (en cm3) de chaque cylindre. Le B de GTB signifiait « Belinetta » et le 4 rappelait la présence des quatre arbres à cames. Développant quelque 355 ch, le douze cylindres permettait d’emmener la GTB 4 à plus de 280 km/h dans un bruit d’enfer. Mais seuls des pilotes expérimentés étaient capables de tenir la « bête » à cette vitesse là. La Daytona, qui participa à plusieurs compétitions dont les Vingt Quatre Heures du Mans, connut un véritable succès commercial aux États Unis. La côte californienne réclamant une version découverte, les designers de Pininfarina proposèrent une version cabriolet. La 365 GTB/4, dans ses deux carrosseries, figure parmi les plus belles sportives, les plus pures aussi, des années soixante dix.