L’allumage électronique
Très sollicité tout au long du fonctionnement du moteur, l’allumage classique (l’allumage électronique ne demande pratiquement aucun entretien) peut être considéré comme le type même des organes d’usure. Celle ci affecte en priorité les bougies et les contacts de rupteur, plus connus sous le nom de vis platinées.
Les bougies
A chaque temps moteur se produit une violente étincelle entre les deux électrodes de la bougie. On comprend donc que celle ci finisse par s’user. On considère son remplacement comme normal tous les 5 000 km sur un moteur deux temps, et tous les 15 000 km sur un moteur quatre temps.
On ne monte pas n’importe quelle bougie sur un moteur donné. Là encore, le manuel d’utilisation et d’entretien doit vous guider. II est en effet indispensable de respecter le diamètre et la longueur du culot, le type de siège (plat ou conique), d’électrode de masse (latérale ou annulaire), mais aussi l’indice thermique (qui correspond à la capacité d’évacuation de chaleur de la bougie). Sachez qu’une bougie « froide » évacue mieux la chaleur qu’une bougie « chaude ».. Elle sera donc montée sur une moto à caractère sportif, alors qu’une bougie chaude, qui résiste mieux à l’encrassement, sera montée sur un moteur usagé ou sur celui d’une machine roulant souvent en ville dans les encombrements.
Le remplacement d’une bougie est chose élémentaire. Il suffit de posséder la clé adéquate. Encore faut il respecter un certain nombre de règles simples :
- nettoyez l’environnement du culot avant démontage pour qu’aucune saleté ne pénètre dans le cylindre ;
- déconnectez les de bougie sans tirer surie câble ; sur un multicylindre, veillez à ne pas mélanger les fils (repérez les, au besoin, avec une étiquette) ;
- engagez la clé correctement pour ne pas risquer de briser la porcelaine ;
- au remontage, essuyez le joint et engagez le filetage à la main, jamais à la clé (vous risqueriez de le « foirer ») ;
- enlevez ou, au contraire, conservez l’olive de liaison (en haut de l’électrode centrale) en fonction du capuchon de liaison.
L’état des électrodes est révélateur de celui du moteur. Sachez que :
- des dépôts charbonneux noirs mats révèlent une carburation trop riche ou une bougie trop froide ;
- des dépôts charbonneux huileux signalent des remontées d’huile par défaut d’étanchéité des segments et/ou des guides de soupapes : montez une bougie plus chaude ;
- des dépôts blancs uniformes indiquent une carburation trop pauvre et/ou une bougie trop chaude ;
- des électrodes brûlées et un isolant détérioré révèlent un excès d’avance et/ou un indice d’octane de l’essence trop élevé : revenez à l’ordinaire.
Faut il nettoyer les bougies ? Débat bien connu qui oppose souvent les bricoleurs aux mécaniciens. Je me rangerai du côté de ces derniers, considérant que le prix infime des bougies ne justifie pas qu’on les nettoie ; non par paresse, mais parce qu’un brossage énergique peut conduire à une destruction partielle de l’isolant, source de mauvais fonctionnement.
- Il est important, en revanche, de contrôler avec un jeu de cales d’épaisseur l’écartement entre les électrodes.
- Corrigez le si nécessaire, en tenant étroitement compte de la préconisation du constructeur.
- Enfin, au remontage, serrez correctement le culot, sans excès, en fonction du type de siège (1/4 de tour après contact pour les sièges plats ; 1/16e de tour pour les sièges coniques).
- N’hésitez pas à remplacer le, faisceau si les fils sont craquelés ou site contact au niveau des capuchons se fait mal.
Les contacts de rupteur (ou vis platinées)
Leur remplacement doit intervenir en moyenne tous les 15000 ou 20000 km, parfois moins. La qualité de l’allumage et, en particulier, de démarrage en dépend étroitement. Passé ce kilométrage, elles se piquent, se déforment ou tout simplement s’usent, d’où une détérioration des performances mais aussi plus généralement du fonctionnement du moteur, pouvant aller jusqu’à la panne complète.
Les contacts se trouvent le plus souvent en bout d’arbre à cames, protégés par un capot.
- Avant de les déposer, débranchez les fils allant à la bobine. S’il y a plusieurs contacts (multicylmdre) veillez à ne pas mélanger les fils en les identifiant avec des étiquettes ou avec des rubans adhésifs de couleur.
- Défaites la vis permettant de déposer les contacts et de les remplacer. La repose ne présente pas de difficulté ; il faut cependant régler l’écartement des contacts.
- Engagez une vitesse et faites tourner la roue arrière, de façon à amener le bossage de la came centrale sur le toucheau (ou marteau) du rupteur.
- Glissez une cale d’épaisseur de 0,4 mm (vérifiez la préconisation du constructeur) entre les deux contacts.
- Serrez la vis de blocage du rupteur de telle sorte que la cale d’épaisseur puisse légèrement coulisser (jeu « gras ») entre les contacts.
- Répétez l’opération pour les autres contacts. Graissez légèrement la came centrale.
Dans la même rubrique
Dispositif relativement simple, le système de refroidissement liquide est sujet à un certain nombre de pannes qui peuvent gravement compromettre le (...)
Le carburateur est un organe complexe, faisant l’objet de réglages précis en usine. II n’est pas question d’y toucher pour un oui ou pour un non, (...)
Qu’elle soit par simple bras oscillant, par suspension cantilever ou semi cantilever (ou dérivée), la réfection concerne deux points : l’axe de (...)
Trop souvent négligée, la suspension entre dans le champ des opérations d’entretien périodique, à entreprendre au bout d’un certain nombre de (...)
Segments (freins à tambour) et plaquettes (freins à disque) entrent dans la catégorie des pièces d’usure normale ; leur remplacement constitue donc (...)
Les moteurs quatre temps de motos, comme ceux des voitures, sont dotés de deux grands systèmes de commande des soupapes : par arbre à cames latéral (...)
Tout mécanicien digne de ce nom se doit de recaler l’avance à l’allumage après un remplacement de contacts de rupteur. Théoriquement, ce n’est pas (...)
Très sollicité tout au long du fonctionnement du moteur, l’allumage classique (l’allumage électronique ne demande pratiquement aucun entretien) peut (...)
A la différence des voitures, les motos doivent faire l’objet d’un graissage périodique soigneux d’un certain nombre d’organes, dont beaucoup sont (...)
La plus solide des machines doit être l’objet d’un entretien périodique conduisant au remplacement d’un certain nombre de pièces dites d’usure, ou (...)
II est un certain nombre de gestes simples et d’opérations élémentaires qui doivent être faits périodiquement pour ne pas dire à chaque fois qu’on (...)
Le temps n’est plus où les motos ne dépassaient pas quelques dizaines de milliers de kilomètres. Certaines grosses cylindrées approchent aujourd’hui (...)