La plus solide des machines doit être l’objet d’un entretien périodique conduisant au remplacement d’un certain nombre de pièces dites d’usure, ou tout simplement de vidanges. Les négliger, c’est s’exposer à la panne, quand ce n’est pas à l’accident. Là encore, reportez vous au manuel d’utilisation et d’entretien de la machine, qui indique le kilométrage auquel ces opérations doivent être effectuées.
L’huile moteur des quatre temps se dégrade au fil des kilomètres selon un processus à la fois chimique et mécanique. Progressivement, l’huile perd ainsi de ses qualités lubrifiantes. Ben est de même dans le temps ; même si vous ne faites que peu de kilomètres dans une année, il est indispensable de vidanger au moths une fois pendant cette période.
II n’est rien de plus simple que de vidanger une moto. Placez la machine sur sa béquille et ouvrez les orifices de vidange et de remplissage (en même temps). L’huile s’écoule mieux lorsqu’elle est légèrement chaude (car plus fluide). Ne vidangez cependant pas lorsque le moteur est à sa température normale car vous risqueriez de vous brûler.
Placez évidemment un récipient sous la machine ; ne jetez pas l’huile dans la nature, car c’est un facteur de pollution important (il existe des stations service qui récupèrent les huiles usagées). Attendez que l’huile soit complètement écoulée pour replacer le bouchon.
Nettoyez le petit aimant de récupération de la limaille de fer résultant de l’usure normale du moteur.
Si le joint est en fibre, remplacez le à chaque vidange.
Comme sur les moteurs de voitures, celui des motos quatre temps est doté d’un filtre à huile chargé de purifier cette dernière, en cours d’utilisation, des impuretés résultant de l’abrasion mécanique des pièces en mouvement.
C’est généralement un filtre en feutre ou en papier, parfois un filtre de type cartouche comparable à celui des voitures. Dans les deux cas, il faut remplacer le filtre à l’occasion d’une vidange (en principe une fois sur deux), en veillant également à placer un récipient pour recueillir l’huile du filtre. Remplacez le joint si nécessaire.
Il est en principe déterminé par le constructeur lui même. La préconisation de marque est de peu d’intérêt car elle résulte d’accords purement commerciaux entre pétrolier et constructeur. La gradation, en revanche est importante à respecter. Vous trouverez généralement dans le manuel d’entretien un tableau correspondant à la température extérieure de fonctionnement. Sachez que les huiles multigrades permettent une large plage d’utilisation. Les bidons portent d’ailleurs des indications chiffrées très précises. Ces chiffres par exemple 10W 30 correspondent à la viscosité à froid (pour le chiffre précédant le W qui signifie « winter » ou « hiver ») et à chaud.
Un premier chiffre faible et un second chiffre plus grand, correspondent à une plage d’utilisation importante. A titre indicatif, une huile 10 W 40 peut être utilisée en dessous de 10° C et au dessus de 500 C.
On distingue les huiles minérales traditionnelles et les huiles de synthèse, beaucoup plus performantes, mais aussi beaucoup plus chères ! Elles sont réservées à un usage très intensif ; elles ne sont vraiment recommandées que sur des machines de plus de 100 ch. très sollicitées.
Pour les huiles minérales, la normalisation est établie par l’American Petroleum Institute qui décerne un label indiqué par les lettres API portées généralement sur le côté du bidon. Elle sont associées à deux autres lettres :
SC, SD, SE, etc. Plus la seconde lettre est haute dans l’alphabet et plus l’huile correspond à une norme récente. Ceci étant, une huile API SC, par exemple, même très bon marché, convient pour un usage standard de la machine.
Le même phénomène d’usure mécanique et chimique affecte les huiles de boîte et de pont. Là encore, il faut se référer au manuel d’entretien.
L’accessibilité des bouchons de remplissage et de vidange est nettement moins bonne que celle du carter d’huile moteur. II s’agit souvent de bouchon en forme de boulon à six pans ou à empreinte à six pans creux.
Comme pour l’huile moteur, vidangez légèrement à chaud pour faciliter l’écoulement de l’huile.
Récupérez l’huile usagée pour ne pas la déverser dans la nature.
Nettoyez l’aimant du bouchon de vidange.
Remplissez avec de l’huile de transmission. Soumise à de très forte pression du fait de la rotation élevée des pignons, elle doit avoir une forte viscosité (80 ou 90). Les lettres de référence sont EP ou TM.
La petitesse de l’orifice de remplissage rend nécessaire l’utilisation d’un entonnoir, quand ce n’est pas d’une seringue. Le bouchon de remplissage fait souvent office de jauge ; dans certains cas, le niveau se fait à l’oeil .... ou avec le doigt. Toute baisse de niveau importante entre deux vidanges trahit une fuite qu’il faut impérativement localiser et résorber (surtout sur une transmission acatène, l’huile pouvant se répandre sur le frein ou le pneu).