Le moteur à explosion classique transforme le mouvement linéaire des pistons en un mouvement rotatif par l’intermédiaire des bielles et du vilebrequin. En théorie, celui ci devrait pouvoir être directement transmis à la roue motrice. En fait, il n’en est rien, en raison, principalement, du piètre rendement de ce type de moteur et, surtout, de son couple très faible àbas régime ; D’où la boîte de vitesses, qui permet de démultiplier la transmission de force à bas régime et, éventuellement, de la surmultiplier à haut régime.
Avec ou sans boîte de vitesses, un moteur ne pourrait pas être en liaison directe avec la roue motrice, car cela supposerait qu’on l’arrête à chaque fois que l’on veut stopper. D’où la nécessité de l’embrayage, indispensable, également pour permettre les changements de pignons et donc le passage des vitesses.
De très nombreuses motos ont un moteur disposé transversalement par rapport à l’axe de la machine. L’embrayage et la boîte de vitesse se trouvant derrière le moteur, il faut recourir à une sorte de renvoi de force, par chaîne ou par pignons.
La transmission secondaire a pour fonction de transmettre l’énergie motrice à la roue arrière. Cela peut s’effectuer par chaîne (système le plus répandu) ou par arbre (on parle alors de « transmission acatène »), solution adoptée longtemps exclusivement par BMW, mais à laquelle sont venus plusieurs constructeurs japonais pour leurs modèles haut de gamme. Ce type de transmission présente pour avantages une plus grande fiabilité et un silence de fonctionnement bien supérieur.
Largement utilisée dans le domaine du cyclomoteur, la boîte et/ou l’embrayage automatiques n’ont pas droit de cité dans le monde de la moto !
Autrefois toujours séparée du moteur, la boîte de vitesses est aujourd’hui très souvent étroitement associée à celui ci.
Très différentes des boîtes de voitures, celles de motos sont de. type « trois arbres » à pignons toujours en prise, le passage des vitesses s’effectuant par crabotage.
En théorie, il suffit de pousser une moto, une vitesse engagée, pour la démarrer. Chacun sait que ce n’est guère facile, surtout compte tenu du poids de certaines machines (c’est pourtant ainsi qu’on démarre les motos de course).
Ce système simple fut longtemps le seul utilisé pour démarrer le moteur des motos. On le trouve encore sur de nombreux modèles en tant que système unique de lancement, et sur presque tous, comme système de relève du démarreur électrique.
II est arrivé un jour à tous les motards de s’exténuer sur le kick d’une machine pour lancer sans succès le moteur ; c’est que ce lancement est parfois insuffisant pour faire démarrer le moteur lorsque l’allumage n’est pas en parfait état, ou tout simplement que des conditions d’humidité extrêmes nuisent à son bon fonctionnement. Sans être une garantie absolue de succès en la matière, le démarreur électrique dispense généralement de tels effets et constitue, comme tel, un élément de confort non négligeable.
Un tel système n’est évidemment possible que sur les machines dotées d’une batterie. II s’agit d’un petit moteur extrêmement puissant (et donc dévoreur d’électricité) permettant le lancement du moteur par un simple tour de clé. Une cascade de pignons permet une démultiplication de l à 10 qui met toutes les chances de son côté. Enclenché en permanence, il est doté d’un système de roue libre qui le débraie automatiquement dès que le moteur tourne. II est commandé par l’intermédiaire d’un contacteur à poussoir ou à clé, et alimenté par un relais. Toutes les motos de grosse cylindrée et un nombre croissant de motos de moyenne à faible cylindrée en sont dotées (il équipe même certains cyclomoteurs).