Accueil du site / Lamborghini Miura (1966)

 Lamborghini Miura (1966)

Lorsque s’ouvre le traditionnel salon automobile de Turin, fief de Ferrari, en 1963, journalistes et visiteurs n’en croient pas leurs yeux. Ferrari n’est plus le seul constructeur européen à fabriquer des moteurs 12 cylindres. Lamborghini, jusque là spécialisé dans la construction de tracteurs, présente lui aussi un V12 dans une voiture à la ligne tortueuse et sans grande harmonie. Elle s’appelle 350 GTV et sa vitesse maxi annoncée est de 280 km/h.

Mais le modèle à succès de la firme fondée par Ferrucio Lamborghini, sa plus grande réussite commerciale aussi, reste la P 400 Miura. Lancée en 1966, cette voiture carrossée par Bertone offre une silhouette surbaissée et ultra sportive, avec une partie arrière taillée à la hache. Les deux portes sont à ouverture classique, mais le long capot avant et le capot moteur s’articulent aux deux extrémités de la voiture. Ainsi, le capot avant se lève vers l’avant, et le capot arrière, vers l’arrière.

Haute de 1,05 m seulement pour une longueur de 4,37 m et une largeur de 1,76 m, la Miura dispose d’un gros V12 placé transversalement juste derrière les deux sièges. La boîte de vitesses à cinq rapports est signée Lamborghini elle aussi et la Miura, forte de ses 375 ch, file à plus de 270 km/h dans un bruit exceptionnel. Lors des essais, la voiture est jugée par la presse comme la voiture de série la plus rapide et dont le pilotage s’apparente le plus à celui d’une véritable voiture de course.

Abandonnée en 1971, la Miura laissa sa place à une autre sportive de légende marquée du taureau noir Lamborghini : la fabuleuse Countach. Autre voiture, autre rêve.

Dans la même rubrique

Aston Martin Lagonda (1976)
Hors du temps, hors des modes, la Lagonda est une voiture qui se conjugue au superlatif Ce long « vaisseau » de 5,30 m, dessiné en lame à l’avant et (...)
Lamborghini Countach (1971)
Countach. Ce seul mot est une invitation aux rêves les plus fous. C’est probablement ce que vécut l’un des ouvriers de Bertone, en 1970, lorsqu’il (...)
Lancia Stratos (1971)
Aujourd’hui tournée vers les modèles à caractère luxueux, laissant l’activité sportive du groupe Fiat à Alfa Romeo, Lancia fut longtemps le porte drapeau (...)
Citroën SM (1970)
Née chez Citroën, sur les chaînes du quai de Javel à Paris, mais dotée d’un brillant et un peu fragile moteur Maserati, la SM est une voiture à part. (...)
Ferrari 365 GTB/4 Daytona (1969)
Longue à l’avant, courte et trapue à l’arrière, cette Ferrari reste pour beaucoup d’admirateurs de la firme de Maranello comme un chef d’oeuvre. Avec (...)
Morgan (1968)
Cette petite voiture, qui porte le nom du fondateur de la marque née en 1911, H.F.S. Morgan, est une anglaise par excellence. Décapotable, de (...)
De Tomaso Mangusta (1966)
Dessinée par le jeune et déjà génial Giugiaro, la Mangusta est née dans l’esprit de son créateur, le coureur argentin Alejandro De Tomaso, au début des (...)
Lamborghini Miura (1966)
Lorsque s’ouvre le traditionnel salon automobile de Turin, fief de Ferrari, en 1963, journalistes et visiteurs n’en croient pas leurs yeux. Ferrari (...)
Ford GT 40 (1964)
C’est une Ford, mais elle aurait très bien pu arborer un cheval cabré et la signature Ferrari. Lorsque Ford décide de renouer avec la compétition au (...)
Mercedes 600 (1963)
Quel homme d’affaires n’a t il pas rêvé de se retrouver assis à l’arrière de cette gigantesque limousine conduite par un chauffeur en livrée ? Faite à (...)
Alpine A 110 (1963)
Etonnante histoire que celle de cette voiture mythique en Europe, née dans l’esprit d’un amateur et devenue le symbole de toute une époque. Nous (...)
Lincoln Continental (1962)
Créée en 1917 par Henry Leland, un monsieur d’un âge déjà vénérable 73 ans qui avait effectué une bonne partie de sa carrière chez Olds mobile et (...)
Ferrari 250 GTO (1962)
Directement issue de la compétition sur circuit, extrapolée de la Ferrari GT le O signifiant en italien Omologato , la Ferrari 250 GTO est l’une (...)
Facel Vega Facel II (1961)
Dix ans. Facel Vega, marque automobile française d’après guerre, n’aura vécu que dix ans. L’aventure la plus brève de toute l’industrie automobile (...)
Maserati 5000 GT (1959)
Si le seul nom de Maserati est synonyme de rêve automobile, certains modèles flanqués du trident l’emblème maison évoquent plus que d’autres le (...)