La structure du circuit d’allumage varie sensiblement suivant qu’on est en présence d’un allumage de type batterie/bobine, d’un allumage par magnéto ou d’un allumage par volant. magnétique.
Directement lié à la batterie et très proche du dispositif utilisé par les voitures, il comprend des contacts de rupteur, une bobine par cylindre et un faisceau d’alimentation des bougies.
lise distingue du précédent par l’indépendance du système par rapport à la batterie. La magnéto fut, aussi bien pour la voiture que pour la moto, le système d’allumage le plus utilisé jusque dans les années 50 60.11 reste pratiqué en aviation en raison de sa très grande fiabilité.
La magnéto comprend un stator (qui porte des aimants permanents), à l’intérieur duquel tourne un rotor (composé d’un noyau de fer doux entouré d’un enroulement). Au bout du rotor se trouve le plateau qui porte le rupteur. Extrêmement fiable et performante, la magnéto n’a été abandonnée qu’en raison de son coût de fabrication très élevé.
C’est un système simple et performant qui équipe essentiellement les cyclomoteurs et les motos de petites cylindrées. Comme la magnéto, c’est un dispositif indépendant de la batterie.
Il comprend un volant (ou rotor) situé en bout de vilebrequin, portant des aimants permanents. La partie fixe du système (ou induite) porte les bobines, le rupteur et le condensateur. Il y a au minimum deux bobines, l’une pour l’éclairage, l’autre pour l’allumage. On trouve également un système de rupteur destiné à générer le courant haute tension à partir de la bobine. Etant directement relié au vilebrequin, le volant magnétique fournit une étincelle par tour, de celui ci, ce qui le rend très bien adapté au moteur deux temps, lesquels, comme on le sait, ont un temps moteur par tour de vilebrequin. Ceci n’interdit pas de l’utiliser sur un moteur quatre temps. Pour l’éclairage, il est possible soit d’alimenter directement les ampoules, soit de passer par une batterie, par l’intermédiaire d’un redresseur. Le principal inconvénient du volant magnétique est que la production d’électricité est directement liée à la vitesse de rotation du moteur. Dais le cas d’une alimentation directe du système d’éclairage, l’efficacité de celui ci est faible à bas régime, tandis qu’à haut régime, les surtensions risquent de griller les ampoules.
Comme dans bien des domaines, l’électronique a permis de perfectionner considérablement le système d’allumage. Elle concerne ici essentiellement l’allumage batterie/bobine, bien qu’elle puisse s’appliquer aux autres dispositifs. On s’est d’abord contenté d’associer un boîtier électronique sur le circuit d’allumage d’origine pour corriger certains paramètres et amplifier la puissance de l’allumage. On a ensuite remplacé le classique système de came et de rupteur par un capteur magnétique. Des kits allant dans ce sens et permettant de moderniser un allumage classique ont d’ailleurs été commercialisés.
Dans les dispositifs d’allumage électronique intégral, le système d’avance automatique centrifuge, que l’on rencontre sur les allumeurs de type batterie/bobine, a été remplacé par un calculateur électronique. Un boîtier de contrôle centrai calcule la valeur du point d’allumage en fonction du régime moteur par l’intermédiaire d’un plot magnétique situé en bout de vilebrequin, tournant entre deux capteurs. L’avance est déterminée automatiquement en fonction du temps que le plot magnétique met pour tourner entre les capteurs. lln’y a donc plus aucune pièce en frottement, d’où une plus grande fiabilité et une absence quasi totale d’entretien. Lors d’une défaillance, on se contente de remplacer le boîtier électronique.