On ne s’est guère inquiété de la consommation de carburant, des débuts de l’automobile jusqu’à 1970. Dans nombre de pays, différentes taxes appliquées à l’essence l’ont rendue chère (comme en France). Les constructeurs ont eu beau mettre l’accent sur les économies de carburant réalisées par leurs modèles, ils ne se sont guère, en réalité, préoccupés de la question.
A la suite de la guerre de 1973 au Moyen Orient, principal fournisseur de pétrole et d’essence au monde, la pénurie a été générale. En Europe et en Amérique du Nord, on a vu les automobilistes en longues queues aux stations service. Lorsque les robinets ont de nouveau été ouverts, on ne manquait plus d’essence, mais son prix avait beaucoup augmenté. Le temps de l’abondance et du bon marché était bien fini.
On a connu d’abord la panique. Pendant au moins un an, il a semblé que les constructeurs craignaient de voir disparaître le pétrole à tout instant. Ceux ci ont donc investi des sommes énormes dans la recherche, pour trouver un carburant autre que le pétrole et ses dérivés. On a envisagé l’emploi de l’alcool et de différents gaz, et on a même cherché de nouveau à rendre pratiques les voitures électriques.
On n’a pas encore trouvé la solution, mais les recherches continuent, quoique moins intensément, et on cherche plutôt le moyen d’utiliser l’essence avec un meilleur rendement.
Les deux principaux facteurs qui influent sur la consommation de carburants des automobiles et des camions sont le poids et la « traînée » aérodynamique. Plus le poids est faible, plus on peut fendre l’air efficacement et moins on a besoin d’énergie pour le même niveau de performance. Tantôt on économise du poids, tantôt on améliore l’aérodynamisme, selon l’usage du véhicule. Par exemple, il est plus important de réduire le poids d’une petite voiture de ville qui effectue des trajets courts, tandis que l’aérodynamisme joue un rôle plus important pour les voitures de tourisme qui effectuent de grands parcours.
Les moteurs à turbocompresseur représentent un récent et important progrès. Les gaz d’échappement y sont utilisés pour entraîner une roue de turbine, laquelle fait augmenter la pression de l’air entrant dans le moteur : ce système est nommé turbocompresseur. Une plus grande quantité d’air introduite signifie une plus grande consommation d’essence, de sorte que la turbo compression fait beaucoup augmenter la puissance du moteur. Donc un moteur petit et plus économique peut entraîner un camion ou une grosse voiture. Quand on circule lentement en ville, par exemple, le turbocompresseur n’entre pas en fonctionnement, et le moteur fonctionne aussi économiquement qu’un moteur ordinaire. Mais quand on accélère sur une route en rase campagne, on a à sa disposition autant de puissance qu’avec un moteur beaucoup plus gros. Les camions les plus modernes possèdent des moteurs Diesel à turbocompresseur.