L’Amérique du Nord dépensait et dépense encore d’énormes quantités d’essence pour ses automobiles. Les voitures américaines traditionnelles étaient grandes, luxueuses et spacieuses, de .1950 à 1970. Elles avaient une carrosserie longue et large, un moteur très puissant et une suspension d’une grande douceur. Les Cadillac, les Lincoln et les Chevrolet, qui avaient toutes des moteurs à 8 cylindres en V d’une cylindrée totale de 8 litres, consommaient autant de carburant qu’on le voulait.
Elles étaient grandes et confortables à cause des longues distances des grandes routes américaines ; en outre, elles étaient silencieuses et fiables. Mais elles n’étaient pas pour n’importe qui à cause de leur prix !
La situation a changé à la fin des années 70, lorsque l’essence s’est raréfiée et est devenue chère, et que les acheteurs ont commencé à acquérir de toutes petites voitures étrangères. Les constructeurs américains ont d’abord pensé que ce n’était qu’une mode, mais les conducteurs ne sont pas revenus aux gros modèles.
Ce fut un rude coup pour l’industrie automobile américaine. Ce changement du marché a surpris les constructeurs, dont les gros modèles marquent le pas à l’exportation, tandis que des marques étrangères comme Datsun, Toyota et Volkswagen sont en train de les supplanter.
Les grandes sociétés comme Chrysler et General Motors étaient déjà en difficulté. Elles ont donc décidé d’abandonner leurs grosses voitures pour produire de plus petits modèles modernes ; mais il faut beaucoup de temps pour établir des plans. Elles ont donc choisi finalement de construire des automobiles du même modèle, aussi bien à Detroit qu’à Londres ou à Bonn.
Aujourd’hui, les géantes sont en voie de disparition. Même Cadillac a été obligé de créer des automobiles plus économiques, et ce n’est un secret pour personne que Rolls Royce est contraint de s’adapter à la demande la nouvelle Rolls sera vraisemblablement une petite voiture utilitaire, et certainement pas une limousine de 7 litres.