Réalisée à partir de la base de la Biturbo, la Quattroporte constitue le haut de gamme Maserati. Présentée au salon de Turin de 1994, cette berline à quatre portes comme son nom l’indique est réalisée artisanalement dans l’usine de Modène. Brillante, elle l’est d’abord par sa motorisation V6 2,8 litres développant 284 eh grâce à la présence d’un double turbo. Très musical, le moteur italien est vraiment l’âme de cette voiture dont le traitement et la finition intérieure ne sont pas au niveau des « références » allemandes. Chez Maserati, on le sait bien. Mais cette réalité est, parait il, voulue. Pour ne pas que le client, qui rêve d’une Maserati, se retrouve dans une ambiance allemande ou japonaise lorsqu’il acquiert sa Quattroporte.
Familiale ou sportive, cette Maserati à carrosserie autoporteuse et suspension indépendante sur les quatre roues, surprend un peu par son esthétique. Si l’avant est assez classique, l’arrière, lui, n’est pas sans lourdeur. Pour lui donner une personnalité bien à elle, les designers ont tronqué le passage de roue arrière. C’est la signature de la nouvelle Quattroporte, aisément reconnaissable dans la rue.
Proposée avec une boîte mécanique à cinq ou six rapports, ou une boîte automatique à quatre rapports, la Quattroporte file aisément à 255 km/h en pointe, dans un sifflement caractéristique du double turbo. En passant de 0 à 100 km/h en moins de 6 secondes, elle est, malgré ses 1 580 kg, l’une des berlines les plus sportives du marché. Cette Maserati peut également recevoir un V6 de 2 litres seulement, biturbo et multisoupapes lui aussi, qui développe 287 eh et permet une vitesse maxi de 260 km/h.