chez Mercedes, chaque catégorie de voiture est une « Classe ». Il y a la Classe C, la petite, la Classe E, la moyenne, et la Classe S, la grande et prestigieuse berline. La voiture des présidents et des stars. Depuis toujours, la grande berline allemande, que l’on voit le plus souvent en robe grise ou noire, est la voiture d’apparat par excellence.
Mais lorsqu’en 1991 Mercedes lance son nouveau modèle de série S, les observateurs du monde automobile, les journalistes s’étonnent. La nouvelle venue est énorme, imposante, terriblement ostentatoire. A Stuttgart d’ailleurs, certains responsables du projet ne cachent pas qu’avec cette nouvelle Mercedes, c’est un peu Rolls Royce qui a été visé, même si BMW reste toujours le grand rival commercial. Cette Classe S, qui pèse près de deux tonnes, est évidemment dotée de tous les éléments de confort et de sécurité possibles et imaginables : airbag, ABS, anti patinage, suspension réglable, etc. La surprise, une fois que l’on s’est habitué à son intérieur luxueux mais d’une sobriété très... Mercedes, vient de son comportement routier. Un peu de roulis certes dans les grandes courbes, mais l’allemande fient parfaitement la route. Au volant, le poids ne se ressent pas.
Malheureusement, la Classe S arrive dans un contexte peu favorable ; la crise économique est là et il n’est pas de bon ton de se montrer à l’arrière d’une telle voiture conduite avec chauffeur. Certains clients lui reprochent ses dimensions 5,12 m de long ou 5,22 m en version limousine, 1,89 m de large et d’autres son manque de discrétion.
La Classe S de Mercedes est pourtant la plus prestigieuse voiture du marché automobile mondial, à l’exception bien sûr des Rolls Royce. Au volant, le silence fait loi. Tout est douceur, feulement, onctuosité. A plus de 200 km/h, les passagers se parlent comme dans leur salon. Même le bruit des pneus sur la route est parfaitement filtré ; la voiture semble glisser et non rouler.
Sous le capot, la mécanique est évidemment de prestige six cylindres pour les premiers modèles (280, 320 et 350 Diesel), huit cylindres pour la gamme intermédiaire (420, 500), et bien sûr douze cylindres en V pour la fameuse 600. Celle ci, dont l’énorme capot avant cache un moteur de 6 litres de cylindrée développant 394 ch, file, comme la plupart des autres Classe S d’ailleurs, à 250 km/h en pointe. Mercedes, comme BMW, limite ses vitesses maxi..