Poursuivant son exploitation de la compétition, Peugeot a présenté en 1988, au salon de Paris toujours, ce troisième prototype baptisé Oxia. Beaucoup plus proche d’un coupé GT hautes performances que ne l’étaient Quasar et Proxima, cette Peugeot réalisée en fibre de carbone, kevlar et résine époxy dispose elle aussi du fameux moteur V6 multisoupapes de 2,9 litres associé à un double turbo. Pour passer la puissance extrême de 680 ch, les ingénieurs de La Garenne Colombes ont doté l’Oxia d’une transmission intégrale, de quatre roues directrices et d’un système antipatinage.
La position du moteur, implanté transversalement sur la partie centrale arrière, permet de libérer la partie avant et autorise un capot ultracourt, plongeant, au bout d’un gigantesque pare brise très incliné. En forme de bulle, la partie habitacle moteur s’achève à l’arrière de la carrosserie par un large aileron mobile. A l’inverse de la Proxima, l’Oxia est une voiture parfaitement imaginable sur nos routes. C’est la Peugeot de rêve par excellence. L’intérieur n’est pas celui d’un Boeing, mais au contraire très sobre et raffiné. La façade de la planche de bord est en aluminium bleu acier alors que le revêtement est de cuir anthracite. Les deux sièges, à commandes électriques, sont eux aussi en cuir, bleu électrique et gris. Ils disposent, tous deux : d’un harnais de sécurité cinq points. Sur les différent cadrans, les indications apparaissent en vert. Les fonction du véhicule sont réunies sur deux modules : l’un réservé la conduite, l’autre à la communication. La centrale C communication comporte un ordinateur PC compatit avec ses équipements périphériques : écran couleur, clavier alphanumérique, lecteur de disquettes, radiotéléphone, etc.
Pour un confort ultime, et pour limiter les dégagement de chaleur du puissant moteur, une climatisation solaire été installée. Fonctionnant grâce à dix huit cellules placées juste sous le pare brise, elle est gérée par l’ordinateur, comme le système embarqué d’aide à la navigation Voiture d’exception par son style extérieur et son émergement intérieur, Oxia est plus proche d’une voiture con mercialisable que les deux précédents prototypes Peugec Elle restera pourtant désespérément unique, comme venir d’ailleurs. C’est pour cela que les ingénieurs Peugeot l’o baptisée du nom d’une région de la planète Mars, « O Palus », dont la longitude est O et la latitude 0. Le point départ possible du calcul du temps martien. Pour lui donner des airs de vaisseau interplanétaire.