Uniques, diaboliques dans leur forme comme dans leur mécanique, voici des Peugeot de rêve, que l’on ne verra jamais sur la route. Pour les réaliser, en 1984 pour la Quasar, en 1986 pour la Proxima et en 1988 pour l’Oxia, les stylistes et ingénieurs de recherche ont eu le droit d’oublier les contraintes industrielles. Laissés totalement libres de leur expression, ils ont conçu trois prototypes qui, tout en proposant le rêve inaccessible, gardent un certain réalisme et un esprit concret.
La Quasar est un coupé biplace, compact, trapu, large à l’avant et caractérisé par une grande bulle au dessus de l’habitacle. La mécanique, entièrement visible à l’arrière grâce à une carrosserie dégagée, est puissante ; le moteur est un quatre cylindres biturbo, double arbre à cames en tête, multisoupapes, qui développe près de 600 ch et offre un couple de 55 mkg.
La transmission est intégrale, avec différentiel central répartissant le couple vers l’avant et l’arrière, et la boîte de vitesses, mécanique, à cinq rapports.
Pour exacerber encore le caractère exclusif de la Quasar, c’est une suspension de type Formule 1 à double triangle qui a été retenue. Ce choix a permis de donner au concept une ligne de carrosserie extrêmement basse à l’avant et de dégager des passages d’air à l’arrière. Les freins sont à disques ventilés et les pneus de 255, montés sur des jantes de 16 pouces.
A bord de cette Peugeot très spéciale aux airs de moto, sous la bulle vitrée, l’impression d’espace est accentuée par une planche de bord en un seul bloc reposant uniquement sur le tunnel central. Habillé de bleu foncé et de cuir rouge, l’habitacle est volontairement futuriste.
Tout comme les équipements électroniques, dont les indicateurs de vitesse ou de régime moteur, qui utilisent un système à cristaux liquides. Un écran vidéo permet de lire les messages d’alerte en cas de mauvais fonctionnement et de lire le plan des villes ou les cartes routières. Une mosaïque du futur, encore inédite en 1984 mais qui, à l’aube de l’an 2000, paraît de plus en plus réelle. Mais la Quasar, elle, reste du domaine du rêve.