Prononcez le mot Rolls Royce et c’est un autre monde qui vous ouvre ses portes. Aucune autre marque automobile n’évoque un tel prestige, un tel luxe. Un tel silence aussi, que celui distillé par une Silver Spirit ou une Corniche.
Mais pour se prendre à rêver à bord d’une Rolls Royce, la meilleure place est à l’arrière. Le volant, lui, entre les mains d’un chauffeur pour lequel la belle anglaise n’a aucun secret. Car conduire une Rolls Royce, cela s’apprend. L’entretenir, faire briller ses chromes, aussi. Il existe à Crewe, au siège de la célèbre firme britannique, une école pour les chauffeurs. On leur enseigne là bas l’art de conduire son patron dans le plus grand confort, ou celui d’astiquer une carrosserie et de graisser le cuir des sièges.
Une Rolls Royce s’apprécie dès l’instant où l’on a posé la main sur la poignée. La portière se claque, mais en douceur. Le poids suffit pour refermer la porte du coffre fort. A bord, rien ne semble pouvoir vous arriver.
Le moteur V8 de 6,75 litres ronronne ? On ne l’entend pas. La voiture bouge ? On ne le sent pas. D’ailleurs, une Rolls ne roule pas, elle glisse. Les énormes pneus de 235 sur roues de 15 pouces aident la suspension électronique à filtrer les inégalités de la chaussée. Accélérez. Le gros V8 dont la puissance est inconnue c’est une tradition chez Rolls Royce arrache la lourde limousine de 2,5 tonnes. Si l’on y tient, il peut même emmener la luxueusc anglaise à près de 220 km/h. Mais, à une telle vitesse, h voiture n’est pas très à l’aise. Elle se couche dans le courbes et pique du nez au freinage. Son rythme de croisière est plutôt autour de 180 km/h. A cette vitesse, un Silver Spirit III n’a plus qu’un défaut : sa consommation de carburant qui frise les 30 litres aux 100 km. Les frein sont à disques sur les quatre roues, et la boîte de vitesse automatique bien sûr, à quatre rapports.
Si c’est dans une Corniche que vous rêvez, capot blanche baissée électriquement, savourez le soleil de h Côte d’Azur. Admirez le rocher de Monaco où la concentration de Rolls Royce au mètre carré est la plus importante au monde. Ou bien profitez de la climatisation hor pair en humant l’odeur du cuir Connoly. Le plus beau, l plus chic. Le bois est, en général, de la ronce de noyai sauf commande spéciale. Les petites tablettes dans li dossier des sièges avant permettent de boire une verne dans l’atmosphère la plus luxueuse qui soit.
Certains propriétaires regardent même la télé à bord d leur Rolls. Mais bien peu les conduisent eux mêmes. Un véritable amoureux de la marque n’est jamais au volant D’ailleurs, pour être très honnête, conduire une Rolls Roy n’a rien d’excitant. Par contre, savourer les places arrière et compagnie d’une dame en chapeau... Le vrai rêve.